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Note de la rédaction : cette semaine, La Média'Tech arrive exceptionnellement jeudi dans vos boîtes mail. Les raisons de ce léger retard : des problèmes suite à notre souscription à la plateforme Mailchimp que nous utilisons pour envoyer nos éditions. Toutes nos excuses pour ce léger retard et bonne lecture !
Sécheresse historique pendant l’hiver : un traitement didactique et affirmé
 
  • Alerte sécheresse en plein hiver 2023 ! L’absence de précipitations sur tout le mois de février est une nouvelle illustration de la crise climatique. Le traitement médiatique du réchauffement de la planète est scruté avec attention. Les critiques pleuvent notamment lorsque la douceur de l’hiver, permettant par exemple de profiter de la plage en décembre, est mise en avant. La septième édition de La Média’tech avait analysé la façon dont les médias traitaient le manque de neige dans les stations de ski entre problème environnementaux et activisme climatique contre les canaux à neige.
  • 32 jours sans pluie en janvier et février, c'est tellement impensable que les médias sont à l'unisson. Les rédactions ont multiplié les formats didactiques pour présenter et expliquer le phénomène à leurs lecteurs.
  • Le Midi Libre privilégie la parole scientifique en proposant un papier reprenant une multitude de déclarations de chercheurs, d’hydrologues et d’agroclimatologues. L’évocation d’une étude du CNRS sur le lien entre sécheresse et activités humaines donne un crédit encore plus important à cette thèse admise par une écrasante majorité de la communauté scientifique.
  • Si l’ensemble du territoire est touché par la vague de sécheresse, Ouest-France propose des cartes évolutives pour montrer les zones les plus atteintes. De 2013 à 2023, le quotidien rappelle année par année l’état des alertes sécheresse au mois de février. Avec 5 départements placés en vigilance, le résultat saute aux yeux et traduit l’accentuation de l’ampleur de la crise hydrique.  
  • Une ampleur qui peut également se constater  par la diffusion d’images marquantes. Certains médias jouent sur l’iconographie pour témoigner du caractère exceptionnel de cet événement. Exceptionnel dans l’histoire puisque les relevés pluviométriques depuis 1959 n’ont jamais constaté aussi peu de pluie en février.
  • Après le constat, les médias présentent les alternatives pour s’adapter aux aléas climatiques. France Info suggère ainsi différentes solutions pointées par des groupes écologistes pour prévenir le futur manque d’eau à l’été. Réfection des réseaux d’eau, accentuer la sobriété énergétique font partie des différentes mesures conseillées pour stopper le tsunami de la sécheresse.  
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Le Monde renforce sa cellule d’OSINT
 
« La guerre en Ukraine a fait passer le journalisme d’investigation visuelle dans une nouvelle dimension Â», ce constat du Monde a poussé le quotidien du soir à faire Ã©voluer sa cellule vidéo. L’OSINT (Renseignement d'origine sources ouvertes, NDLR) prend toujours plus d'importance avec l’abondance d’images sur les réseaux sociaux, encore plus dans le contexte des conflits armés, la guerre en Ukraine l'a bien montré. Pour authentifier ces vidéos, localiser les combats ou les exactions, Le Monde se dote de nouveaux journalistes spécialisés et experts en image avec un « objectif : la preuve par l’image Â». À ce sujet, on vous conseille la très bonne enquête du Monde vidéo sur le rôle de la marque française Auchan dans la guerre en Ukraine, une leçon de journalisme et d'analyse d'images. 
 
Snapchat intègre ChatGPT
 
Le réseau social a annoncé l’arrivée d’une nouvelle intelligence nommée «My IA» sur son application. Basée sur la technologie Chat GPT, développée par l’entreprise américaine OpenAI, «My IA» prend la forme d’un robot conversationnel qui permet aux abonnés premium de l’application de discuter avec une intelligence artificielle. La fonctionnalité est actuellement testée aux États-Unis.
 
La représentation des femmes en hausse à la télévision et à la radio
 
L’ARCOM a publié, le 6 mars 2023, son rapport annuel sur la représentation des femmes à la télévision et à la radio. Une représentation en hausse par rapport à 2022, avec 46% de femmes sur les antennes télé et 42% à la radio. Si ces chiffres montrent une évolution, le rapport fait constat de problèmes de représentativité persistants, comme l’hypersexualisation des femmes ou la sous représentation des femmes dans le sport ou la politique.
Raphaëlle Nowé
« Nous avons pensé notre TikTok comme
un média à part entière »

Comment avez-vous trouvé votre ligne éditoriale sur TikTok ?
 

Nous nous sommes rendu compte que trois axes forts marchaient sur notre TikTok : la mode, le sport et le cinéma. Nous montrons le « behind the scenes » d’événements dans le monde entier auxquels nous avons la chance d’avoir accès. Ce que nous essayons de montrer sur TikTok, ce sont les coulisses, les petits moments de complicités entre deux stars qui viennent de deux mondes artistiques différents lors d'un défilé de la Fashion Week par exemple. Les gens aiment voir ça. Notre ligne éditoriale était actée : c’est-à-dire pas d’interview, mais plutôt des images qui font vivre à nos abonnés des moments privilégiés.  
 

Vanity Fair, Vogue, GQ : sont-ils des exemples pour vous en termes de présence sur TikTok ? Y a-t-il une concurrence ? 

  
La différence avec Vanity Fair ou GQ c’est qu’ils sont spécialisés dans la mode. Gala est un média 360 degrés. Nous avons pensé notre TikTok comme un média à part entière avec une vraie grille de programmes dédiée. Nous essayons d'avoir un contenu transversal et de nourrir l'algorithme avec le plus d'évènements «select» possibles. Le gros du contenu de nos concurrents s’étale sur les quatre fashion week de l’année. Ils sont performants sur Instagram et YouTube, mais sur TikTok Gala a été l’un des premiers médias au monde à se lancer en janvier 2020, nous avons profité de cet effet de nouveauté. Sans prétention, je dirais que certains de ces comptes ont vu que le nôtre marchait très bien et ont commencé à s'en inspirer.  Ce qui crée du challenge.
 

Quelles stratégies avez-vous mis en place?


Aujourd’hui quand nos journalistes se déplacent sur un événement, ils vont le traiter à 360 degrés sur toutes nos plateformes. Il va y avoir un reportage dans le magazine, un suivi sur gala.fr, des stories sur Instagram, des mini-séquences vidéo sur TikTok et YouTube. En 2023 pour un média c’est important d’être présent sur les plateformes sociales et nous essayons d’être polyvalent. Nous touchons des cibles différentes sur chacune d'entre elles. Cela nous permet de donner une nouvelle impulsion à Gala en termes d’image de marque, un média qui vit avec son temps et qui a su se réinventer et se moderniser. 
 

Plus de deux milliards de vues sur votre TikTok, 5 millions de followers, vous êtes aujourd’hui le premier média européen sur TikTok. Quelle est la recette de ce succès ? Vous y attendiez-vous ? 


Se dire que 2,3 milliards de personnes ont regardé nos vidéos, non, nous ne nous y attendions pas. Le but maintenant, c'est toujours de toujours progresser et de produire du contenu de qualité.  Là où nous étions deux médias il y a deux ans pour couvrir un évènement, nous sommes aujourd'hui 25 à vouloir la même séquence. Cela demande une remise en cause permanente. C’est tout de même une fierté de se dire que nous sommes devant tous les gros mastodonte américains. C’est assez fou pour un média français.
«  Nous devons penser notre compte comme une chaine d'information people en continu  »

Comment expliquez-vous la différence de chiffre entre TikTok et vos comptes sur les autres plateformes?
 

Nous avons un peu devancé tout le monde sur TikTok en lançant notre compte en janvier 2020. Nous étions précurseurs, un peu moins sur YouTube. Sur Instagram, nous essayons de créer de nouveaux formats, de se réinventer. Nous nous sommes réellement mis sur YouTube Short il y a 6 mois et c’est vrai que nous n’avons pas encore trouvé de ligne claire, un ADN comme celui de notre TikTok, et c’est un réel enjeu. Chaque réseau a sa communauté et ce n’est pas parce qu’un contenu marche sur TikTok qu’il fera aussi bien sur les autres réseaux. Sur Instagram par contre, nous avons des formats signatures qui marchent bien même si nous avons moins de 300 000 abonnés, notre taux d’engagement est vraiment performant ce qui nous permet d’attirer les marques, de plus en plus attentive à cette donnée. C’est donc à nous de nous adapter sur le terrain. Ce n’est pas évident de faire du contenu original pour tous ces supports. 
 

Quelle est maintenant la marge d’évolution pour votre média ? Est-ce que votre audience organique sur TikTok est suffisante pour construire un projet sur le long terme sur le réseau ?
 

L’idée pour nous sur TikTok, c’est de continuer notre marche en avant et de penser notre compte comme une chaine d’information people en continu, c’est-à-dire d’être présent sur tous les événements. Pour que cela soit plus intéressant pour nous, il faut qu’il y ait des marques qui nous paient pour s’associer à un TikTok, ce qui est de plus en plus le cas. Pour que les marques sautent le pas, il faut qu’elles se rendent compte que lorsque Gala les accompagne sur un événement, il y aura d’énormes retombées grâce à nos audiences. Le but, c’est de multiplier ce genre d’opérations et pour ce faire, il faut créer du contenu naturel, organique et ceci en permanence.
 

Plusieurs projets de loi visent à restreindre l’accès des particuliers à TikTok. On en est encore loin en Europe, mais est-ce une donnée prise en compte par la rédaction ?

 

Honnêtement, depuis que nous avons lancé le TikTok, nous vivons un peu avec cette menace, puisque lorsque Donald Trump était au pouvoir, lui aussi avait laissé sous-entendre qu’il souhaitait fermer TikTok aux États-Unis, donc forcément, c’est une menace. TikTok c’est aujourd’hui la première plateforme au monde, donc il y a forcément des polémiques qui vont avec et on suit cela de près. Nous sommes vigilants sur les contenus que nous publions, qui ne sont pas du tout politisés. Il faut le reconnaître, nos vidéos posent moins de problèmes que si nous devions traiter de l'actu chaude. 

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Ekinamag, le webzine 100% féministe togolais
 
  • Militante : Lancé en 2020 par le groupe médiatique togolais HD group. Signifiant « jeune fille » en langue nationale togolaise, Ekinamag est à destination des femmes et des jeunes filles. Mais cela ne veut pas dire que les hommes sont laissés de côté, au contraire. La rédaction se veut pédagogue à leur égard pour les inclure dans la lutte pour les droits des femmes. 
 
  • Liberté : La rédaction constituée de six journalistes permanents produit du contenu vidéo et écrit pour le site.  Chacun des membres de l’équipe dispose d’une liberté de ton et d’écriture qui lui permet de traiter le sujet qu’il souhaite. Le média fidèle à ses engagements a remporté plusieurs prix sur le continent à l’instar du prix de l'innovation dans les médias de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), en décembre 2022. Hélène Doubidji, directrice de la rédaction du magazine affirme que cette récompense est une avancée pour les initiatives médiatiques mettant en avant la cause des femmes. « Nos ambitions, c’est d’avoir un média qui déconstruit les clichés et stéréotypes, va à l’encontre de l’ordre patriarcale, promeut une image plus valorisante de la femme et qui défend l’idéologie selon laquelle les femmes et les hommes sont égaux Â» explique-t-elle.
 
Sur YouTube, les créateurs en plein burn-out
 
  • La traditionnelle vidéo du dimanche remplacée par un post Instagram bien plus sobre : Â«On a décidé de faire une pause de vidéos Youtube», ont annoncé les youtubeurs Mcfly et Carlito dimanche 5 mars 2023. Avec leurs 7,2 millions d'abonnés, le duo est l’un des plus connus sur la plate-forme de vidéos en France. Mais la pression de réalisation de vidéos à grosse production le conduit à mettre en pause ses activités. «Cela fait plusieurs mois que la course aux vidéos hyper produites, aux guests, aux concepts, qu’on a tant aimé et tant pratiqué, n’a plus le même goût car elle est devenue la norme», développe Mcfly dans un post Instagram. Carlito évoque, lui, un «gros burn-out» sur ses réseaux sociaux, en plus des complications de santé de son nouveau-né.
 
  • Depuis plusieurs mois, les «super-productions» se multiplient sur YouTube. Rien que depuis le début de l’année, Léna Situations a produit son propre concours de stylisme, Inoxtag a annoncé grimper l’Everest en 2024 et la youtubeuse Océane enchaîne les formats «On devine» avec plusieurs invités. «Cette course effrénée est d’autant plus fatigante qu’elle n’est plus inédite ou nouvelle», appuie le youtubeur Mcfly dans son message. Rares sont en effet aujourd’hui les créateurs de contenu à ne pas réaliser de vidéos «très produites».  Elles remplacent progressivement les vidéos tournées simplement, face caméra, en solitaire. «YouTube ça a changé, maintenant c’est prod, prod, prod, prod, prod», relevait la youtubeuse Shera Kerienski dans l’une de ses dernières vidéos, regrettant «l’époque “What in my bag”».
 
  • Mcfly et Carlito ne sont pas les seuls à avoir partagé leur épuisement à ce sujet. Dans un récent live Twitch, repéré par le média Interlude, Squeezie confie avoir «besoin aussi de faire des trucs plus simples, on ne peut pas faire que des énormes formats tout le temps». Ces nouveaux concepts demandent en effet d’importants investissements. «La vidéo avec Eric et Ramzy, c’est trois semaines et demie de montage pour une vidéo de 57 minutes. Et si toutes les vidéos que je fais chaque semaine doivent être dans cette lignée, moi et mes équipes on va faire un giga burn-out», appuie le premier youtubeur français. Un discours également partagé par Mastu, et relayé par le journaliste Vincent Manilève : «Il y a beaucoup de gens qui subissent ça, et qui sont dans cette boucle de je fais une vidéo “banger” [...] et ça crée une pression, et c’est comme ça que tu finis par faire un burn-out».
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Découvrez qui vous a concocté cette édition :
Sami Alami, Romaric Cayet, Salimata Kone, Robinson Radenac, Lola Uguen et Harold Grand, rédacteur en chef


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