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Actualités de la Conservation 
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Profile : Eric van Bochove, administrateur de la Fondation Massawippi
Hélène Hamel

TEMPS DE LECTURE : 3-4 MINUTES

Synchronicité
[sɛ̃kʀɔnisite] 

Nom féminin
Simultanéité de deux événements qui n'entretiennent pas de rapport de causalité, mais qui peuvent être chargés d'un sens identique et constituer ainsi une coïncidence significative.  
« Une telle synchronicité est vraiment surprenante. »

 
  • C’est notre dixième anniversaire.
  • Outre la conservation des forêts, l’agriculture durable peut aussi faire partie de la panoplie des moyens de conservation. Comment pouvons-nous favoriser l’utilisation de pratiques d’agriculture écologiques dans notre vallée? Comment pouvons-nous préserver la santé du sol dans notre vallée?
  • Eric van Bochove, sur le point de prendre sa retraite d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, rencontre par hasard une représentante de la Fondation Massawippi dans le stationnement du sentier. En lui remettant une carte du sentier, celle-ci apprend qu’Eric prendra bientôt sa retraite et qu’il aimerait participer aux efforts de conservation de la Fondation. Elle lui mentionne alors que la Fondation s’intéresse à la question de l’agriculture en lien avec la conservation et qu’elle songe à l’incorporer dans sa mission des dix prochaines années.
                       
Et voilà!
Synchronicité!
Et une situation gagnante pour tout le monde.
 
En 2018, Eric et sa femme ont quitté l’Île-du-Prince-Édouard pour Ayer’s Cliff. Leur résidence de campagne est désormais leur domicile permanent. Comme bien d’autres qui sont venus s’installer dans la région, Eric est un adepte du plein air, s’adonne au kayak, à la randonnée pédestre et aime explorer, son appareil photo à la main.


  
En janvier 2021, Eric nous a tenu ces propos :
« Je songeais depuis un certain temps à prendre contact avec votre organisation pour offrir mon aide en tant qu’expert, de sorte à contribuer à la réalisation de ses objectifs. »
 
Eric est titulaire d’un baccalauréat en agronomie, d’une maîtrise en écologie végétale et d’un doctorat en sciences de l’eau. Il a accumulé de nombreuses années d’expérience en recherche agroenvironnementale avant d’occuper le poste de directeur scientifique des Centres de recherche et de développement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada de Sherbrooke, de Québec et de Normandin.
 

Eric m’a brièvement expliqué que « sa carrière de chercheur l’avait amené à bien comprendre la complexité des paysages agricoles au point de vue de la variabilité des sols, de la végétation et de l’hydrologie dans le but de choisir les bonnes pratiques de gestion agroenvironnementale. Le but de son programme de recherche était de diminuer les risques de pollution diffuse par les engrais et autres contaminants d’origine agricole vers les cours d’eau ou l’atmosphère sous forme de gaz à effet de serre. Il pourra certainement contribuer à la cause du bassin du Lac Massawippi ! ».
 
Eric a eu l’occasion de travailler à l’échelle des bassins versants agricoles du Canada, il a été co-président canadien de groupes de travail sur le phosphore de la Commission mixte internationale au niveau des Grands Lacs et de la Baie Missisquoi au lac Champlain, il a présidé une association scientifique internationale d’experts en pollution diffuse et eutrophisation avant d’occuper différents postes de direction au niveau de la coopération scientifique internationale, du transfert de connaissances et de technologie ainsi que de la direction scientifique de centres de recherche et de développement à l’Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick et au Québec. Son expérience l’a amené à développer plusieurs stratégies d’innovation scientifique dans les domaines de l’agroenvironnement, de la production de pommes de terre et de l’élevage de vaches laitières et porcins.

 
Scientifique amoureux de la région et versé en agriculture, Eric a déjà apporté son soutien de diverses façons depuis qu’il s’est joint au conseil d’administration en juin dernier. Il a notamment présidé le comité des prix du leadership en agroenvironnement. Comme mentionné dans notre article du mois dernier, deux fermes ont chacune reçu un prix de 10 000 $. Eric présidera maintenant le nouveau comité de l’agriculture du conseil d’administration. Les attributions et l’orientation de ce comité seront précisées ultérieurement; de plus amples renseignements à cet égard seront publiés en 2022. Chose certaine, la Fondation est solidement arrimée au mouvement mondial vers des pratiques d’agriculture durable.
 
Notre vision pour les 10 prochaines années :
En adéquation avec notre ambition de favoriser la santé écologique et la prospérité de la vallée du lac Massawippi, nous avons l’intention d’élargir nos efforts de conservation pour nous intéresser non seulement à nos riches forêts, mais aussi à d’autres types de terres vitales sur le plan écologique. La Fondation Massawippi et la Fiducie de conservation Massawippi adhèrent au mouvement mondial vers une agriculture durable et résiliente. L’utilisation de nos terres fait partie intégrante de notre stratégie de conservation; nous préconiserons des moyens de préserver la santé de nos sols, d'accroître la biodiversité des insectes et des oiseaux et de protéger les cours d'eau dans le souci d'améliorer la santé de notre lac, des exploitations agricoles et de leurs produits
La ferme VIMO, une des fermes sur la carte de
Régénération Canada
https://regenerationcanada.org/fr/ferme-vimo/
Régénération Canada - Ananda Fitzsimmons, Présidente et Co-fondatrice, Inocucor

TEMPS DE LECTURE 3-4 MINUTES

Le 1er septembre dernier, j’ai eu le plaisir de participer au dîner De la ferme à la table de la Fondation Massawippi. J’ai pu en apprendre davantage sur l’important travail de conservation qu’effectuent la Fondation et la Fiducie de conservation Massawippi. Je tiens à féliciter ces deux organisations d’avoir adopté une approche novatrice en matière de conservation et d’avoir souligné l’apport précieux des fermiers adeptes de l’agriculture régénératrice à la qualité de l’eau du lac et de l’environnement.
 
Je suis la présidente du conseil d’administration de
Régénération Canada. Fondé en 2017, notre organisme a pour mission de faire connaître et de soutenir les efforts de transition vers l’agriculture régénératrice et la gestion régénératrice des terres, lesquels s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie d’atténuation des effets du changement climatique au pays. De plus en plus de gens se rendent compte que la réduction des émissions ne suffira pas à elle seule à contrer le changement climatique. Nous devons aussi rétablir les fonctions des écosystèmes terrestres pour que les gaz à effet de serre soient évacués de l’atmosphère et que le carbone soit stocké dans les sols. Les arbres et les plantes absorbent les gaz à effet de serre, comme le bioxyde de carbone, et les convertissent en carbone liquide qu’ils exsudent par leurs racines pour nourrir les microbes dans le sol. Ces microbes, à leur tour, transforment les nutriments minéraux de la matière organique de sorte à les rendre accessibles aux plantes. Ce merveilleux cycle forme la base de l’écosystème du sol, le système en boucle fermée de la nature pour recycler les nutriments, stimuler la fertilité des sols et filtrer l’eau. Il faut savoir que le sol, outre les arbres, joue un rôle essentiel dans la régulation des cycles du carbone et de l’eau.


  

La conservation des forêts, des voies d’eau et de la biodiversité est indispensable au rétablissement des fonctions naturelles qui régulent notre climat. Or, la population humaine qui, au cours des siècles, s’est approprié une part grandissante de la surface de notre planète a perturbé les écosystèmes et involontairement déséquilibré ces systèmes naturels. Il va donc de soi que nous devons conserver les espaces naturels restants, mais tout en répondant aux besoins des gens qui habitent à proximité.
 
L'agriculture régénératrice et la gestion régénératrice des terres permettent de satisfaire les besoins des êtres humains tout en rétablissant les fonctions des écosystèmes. En imitant les systèmes naturels, nous pouvons créer des milieux gérés par l’homme qui nous procurent de la nourriture et des fibres, mais qui peuvent à la fois séquestrer le carbone, purifier l’eau et augmenter la biodiversité. C’est la science émergente du mouvement de la régénération. Un système d’agriculture régénératrice, fondé sur les principes de la gestion régénératrice des terres, offre les avantages suivants :
 
  • Perturber le sol le moins possible et le garder couvert de plantes vivantes une bonne partie de l’année;
  • Introduire davantage d’arbres et de vivaces dans le système de production;
  • Diversifier les espèces de plantes;
  • Permettre la transition des fertilisants et pesticides synthétiques à des amendements naturels comme le compost, le fumier et des cultures de couverture;
  • Intégrer les animaux au système. Cela peut aller des ruminants qui paissent dans les pâturages, comme les vaches et les moutons, aux pollinisateurs, aux oiseaux et autres espèces sauvages qui peuvent y trouver un habitat.
 
Régénération Canada a créé une
carte de fermes régénératrices pour réunir les agriculteurs avant-gardistes qui se consacrent à la régénération et les consommateurs sensibilisés à l’environnement qui veulent inclure cette pratique dans leurs décisions d’achat. Nous vous invitons à explorer notre carte, à vous inscrire si vous êtes un fermier adepte de l’agriculture régénératrice ou à vous joindre à notre réseau de citoyens soucieux de prendre part à la lutte contre le changement climatique.

Conservation News

Eric van Bochove, now retired.

PROFILE: Board member, ERIC van Bochove 
Helene Hamel

Reading Time 3-4 minutes

syn·chro·nic·i·ty
/ˌsiNGkrəˈnisədē/
 
noun:  the simultaneous occurrence of events which appear significantly related but have no discernible causal connection.
"such synchronicity is quite staggering"
  • It is our tenth anniversary.
  • When discussing our future, beyond conserving forests, sustainable agriculture is also discussed as a different form of conservation.  How can we help promote environmentally sound farming practices in our valley? How can we help conserve the health of the soil in our valley?
  • Eric van Bochove, on the point of retirement from Agriculture and Agri-Food Canada, meets a Massawippi Foundation person in the parking lot of the trail.
As she hands him a trail map he tells her that he is interested in becoming involved in the conservation work of the foundation as he leaves his professional career. She mentions that the foundation has just been discussing the topic of agriculture and conservation and adding this to our vision for the next 10 years.
                     
Bang!
Synchronicity
It is a win, win, win situation.
 
Eric moved from PEI to Ayer’s Cliff with his wife in 2018. Their country residence is now their permanent home. Like so many others who have moved to the region, Eric enjoys the outdoors, kayaking on the lake, hiking and exploring, his camera at the ready.

   
In January, 2021 Eric told us:
 
“I have been thinking for some time of contacting your organization to possibly offer my help as an expert and contribute to its objectives in the future.”
 
Eric has a Bachelor's degree in agronomy, a Master's degree in plant ecology and a PhD in water sciences, as well as years of experience in agri-environmental research before becoming the executive in charge of the scientific direction of Agriculture and Agri-Food Canada's Research and Development Centres of Sherbrooke, Quebec City and Normandin.
 
Eric briefly explained that "his research career has led him to understand the complexity of agricultural landscapes in terms of soil, vegetation and hydrological variability in order to select the best agri-environmental management practices. The goal of his research program was to reduce the risk of non-point source pollution from fertilizers and other agricultural contaminants to waterways or the atmosphere in the form of greenhouse gases. He will certainly be able to contribute to the cause of the Lake Massawippi watershed!
 
Eric has had the opportunity to work at the scale of agricultural watersheds in Canada, he was Canadian co-chair of the International Joint Commission's phosphorus working groups on the Great Lakes and Missisquoi Bay, Lake Champlain. He chaired an international scientific association of experts in Diffuse Pollution and Eutrophication before holding various management positions in international scientific cooperation, knowledge and technology transfer and scientific management of research and development centers in Prince Edward Island, New Brunswick and Quebec. His experience has led him to develop several scientific innovation strategies in the fields of agri-environment, potato production and dairy and swine production.
 
As a scientist with a passion for the region and an in-depth knowledge of farming Eric joined our board in June and has already made contributions. He headed our Farm Awards committee. As per our article last month, two farms were each awarded a $ 10,000 prize. Eric will now chair the Board’s  newly formed Agricultural Committee. The role and direction of the committee has yet to be determined. More news will be published in 2022. One thing is certain, the alliance between the Foundation and the worldwide movement towards sustainable farming practices is strong.
 
Our Vision for the next 10 years:
To support our vision for a green and prosperous Massawippi Valley, we are looking to expand our conservation efforts from only focusing on our rich forests to include various other types of ecologically vital lands.  The Massawippi Foundation and Massawippi Conservation Trust are joining the worldwide movement toward sustainable and resilient farming practices.  We feel that conservation also includes how we use our land – we will advocate for ways we can all keep our soil healthy, ways we can all add to the biodiversity of insects and birds and ways we can all protect streams in order to improve the health of our lake, the health of our farms and their produce and ultimately the quality of life for all who live here.
 
More than a mere coincidence, let’s call it synchronicity.
 
Regeneration Canada by Ananda Fitzsimmons, President and Co-Founder, Inocucor

Reading Time: 3-4 minutes
On September 1st, I had the pleasure of attending the Massawippi Foundation’s Farm to Table luncheon. It was an opportunity for me to learn about the critical conservation work that the Foundation and the Trust are doing. I applaud the management of the Foundation and the Massawippi Conservation Trust for taking an unconventional stand in the conservation world and for recognizing the leadership of farmers doing regenerative agriculture as an essential contribution to the quality of the lake water and the environment.
 
I am the President of the Board at
Regeneration Canada. Our organization, founded in 2017, is dedicated to raising awareness and supporting   the transition to regenerative agriculture and land management as an important part of this country’s climate mitigation strategy. A growing number of people are becoming aware that cutting emissions alone will not combat climate change. We also need to restore the ecosystem functions on our planet, which draw greenhouse gases out of the atmosphere and store carbon in the land. Trees and plants breathe in greenhouse gases such as carbon dioxide and convert them to liquid carbon, which they exude through their roots to feed soil microbes. Soil microbes, in turn, transform the mineral nutrients from organic matter and make them accessible to the plants. This whole marvelous cycle is the basis of the soil ecosystem, Nature’s closed-loop system for recycling nutrients, creating fertility and filtering water. A healthy soil ecosystem, not only the trees, plays a vital role in balancing the carbon and the water cycles.

  
Conservation of forests, waterways and biodiversity is essential for restoring the natural functions which regulate our climate. Yet the population of humans which has taken over more and more of the surface of our planet over the centuries has altered the planetary ecosystems and unwittingly thrown these natural systems out of balance. So, of course, we must conserve the remaining natural spaces, but at the same time ,we have to meet the needs of the people who live around them.
 
Regenerative agriculture and land management is a way of meeting human needs while restoring ecosystem functions. It is possible by mimicking natural systems to create human-managed environments that provide us food and fibre while still sequestering carbon, purifying water and increasing biodiversity. This is the emerging science of the regenerative movement. A regenerative farming system does all these things by applying the principles of regenerative land management :
  •  Disturb the soil as little as possible and keep it covered with living plants as much of the year as possible;
  • Integrate more trees and perennial plants into the production system;
  • Diversify the number of species of plants grown;
  • Transition from synthetic fertilizers and pesticides to natural amendments such as compost, manure and cover crops;
  • Integrate animals into the system. This ranges from pasture grazing ruminants like cows and sheep, to pollinators, birds, and other wild creatures who can find habitat.
 
Regeneration Canada brings together pioneering regenerative farmers with environmentally conscious consumers looking to support regeneration in their buying choices through our
map of regenerative farms. We welcome you to explore our map, sign up if you are a regenerative farmer, or join our network of citizens who are concerned about taking climate action.
 
Healthy Soil
https://www.youtube.com/watch?v=KzuvdoBsocs&feature=youtu.be
Docterre.ca 

Climate Change after the Pandemic
https://nymag.com/intelligencer/article/climate-change-after-pandemic.html

Tiyeni Newsletter 
https://www.tiyeni.org/news/2021/november-supporter-newsletter/

EXCERPT
''Soil - The Treasure Beneath Our Feet
Often ignored because it is beneath our feet and out of sight, the soil is vital to the world biome. Over the last 70 years, particularly, humans have impacted on it through frequent ploughing, treating it with chemical fertilizers, pesticides and herbicides and mono-cropping vast fields with heavy machinery, producing, among many other negative results, huge plumes of CO2 by disturbing or destroying soil micro-organisms. This takes CO2 from the soil and adds it to the atmosphere. Around a third of CO2 emitted through human activity since 1850 has come from agriculture.''

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