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Bons Plants
Bonjour à toutes et tous,

Ce nouveau numéro de Bons Plants vous emmène sur un toit parisien cultivé que le monde entier nous envie. Le podcast et la newsletter sont réalisés et écrits par Thibaut Schepman, journaliste et jardinier en ville.

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CHACUN A SA FAÇON
Main verte
En 1979, Louis de Funès accueillait les caméras de TF1 dans son jardin. Le reportage, consultable sur le site de l’INA en plusieurs parties, est une pépite.

On y découvre que De Funès cultivait ses centaines de poireaux et de salades avec des méthodes entièrement biologiques. Interrogé sur ses prouesses, il répondait : « Je ne sais pas grand chose. Je me crois un jardinier euh... une branche peut-être, au lieu de quatre. Mais enfin avec une branche on mange déjà ! ». Il disait surtout se satisfaire de trouver dans son potager du calme et des idées futures pour ses films.
Tous les personnages que vous avez entendus dans les podcasts de Bons Plants ont affiché la même modestie.
Sylvie, qui vit sur un mini balcon rempli de plantes et très productif, nuançait ses talents : « Oui mais je récolte surtout ce qui pousse tout seul, ce que je n’ai pas choisi de planter ».  Thibault, dans sa micro-ferme, insistait beaucoup sur ses premiers échecs, plus que sur ses premières réussites. A croire que le jardinage rend humble.
 
Je suis tombé sur une jolie définition : « La couleur verte se rapportant à la couleur des plantes, « avoir la main verte » signifie être en quelque sorte en harmonie avec elles ». De Funès et les personnages de Bons Plants vivent tous, à leur façon, « en harmonie avec les plantes ».
Votre façon à vous d’avoir la main verte, ce n’est pas forcément d’être doué pour faire survivre un basilic ou un ficus dans votre salon.
C’est peut-être simplement d’être capable de remarquer et d’apprécier une fleur ou une plante, que ce soit au bord d’un chemin qui sent la noisette ou à côté d’une 2x3 voies en pleine ville.

Cette seconde façon d’avoir la main verte est peut-être, et même sûrement, la plus intéressante. Deux articles récents nous le montrent. Le premier, publié par le Guardian, rappelait que l’homme a été chasseur-cueilleur pendant 95% de son Histoire avant de devenir agriculteur. L’auteur citait ce qui distingue, au plus profond, l’homme qui cultive la nature de celui qui chasse et cueille des plantes et animaux sauvages. La liste est très longue, de la perception du temps à la propriété en passant par la nécessité d’une organisation politique. Le second est une tribune de la spécialiste de psychologie de la perception Sylvie Chokron. Elle y expliquait que marcher dans la nature - y compris dans un parc à condition qu’il ne soit pas construit de façon trop linéaire - réduit la rumination mentale et l’activité des parties du cerveau impliquées dans la dépression.

La prochaine fois qu’on vous prend à dire que vous n’avez pas la main verte, vous serez puni d’une cool balade dans la nature. On vous aura prévenu.
LE PODCAST
Christine, sur le toit du monde
Christine dit qu’elle n’a pas la main verte. Elle est pourtant à l’origine d’un des projets d’agriculture urbaine les plus fertiles jamais imaginé dans notre pays. On l’a rencontrée sur un toit en plein Paris.
ÉCOUTEZ L’ÉPISODE N°11
CETTE NEWSLETTER EST SPONSORISÉE AVEC AMOUR PAR
Les Éditions Ulmer
Les Editions Ulmer sont spécialisées dans les domaines de la nature et des jardins. Découvrez la richesse et la beauté de leurs livres qui sont évidemment en évidence sur nos étagères.
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www.editions-ulmer.fr
LA VIDÉO
Voici un chouette tutoriel de nos confrères de la RTS pour confectionner vos bombes à graines. Vous placez plein de graines dans une boule d’argile et vous la balancez un peu n’importe où. Vous ne choisissez rien, vous ne vous en occupez pas, vous observez juste la magie opérer. Elle est pas belle, la main verte ?
LE CONSEIL
Pas besoin de talents particuliers pour appliquer la méthode qui va suivre.
 
D’abord, il va vous falloir manger de très bons abricots, d’excellentes cerises et de magnifiques pêches cet été. Jusqu’ici tout va bien. Puis, vous allez conserver les noyaux de vos fruits préférés. Ensuite, vous avez deux options. Soit vous les jetez dans votre jardin ou les glissez dans des pots de fleurs, au hasard, avant de les oublier jusqu’au printemps prochain. Soit, si vous êtes pressé, vous les placez d’abord quelques semaines au réfrigérateur. Le froid fera entrer les noyaux en dormance, et ils germeront immédiatement une fois sortis du frigo. Encore trois ou quatre années d’attente et vous récolterez dans les deux cas des fruits sans effort et sans un rond dépensé. Certes, si vous souhaitez des fruits tous semblables et prévisibles, ce n’est pas l’idéal. Mais si vous aimez les surprises et la diversité, il n’y a rien de tel.
 
Les jardiniers Damien Dekarz et Wade Muggleton racontent de belles histoires d’arbres fruitiers nés de cette façon respectivement sur Youtube et dans le magazine britannique Permaculture.
A ECOUTER
« La Tête au Carré », l’émission scientifique de France Inter s’interroge sur les liens affectifs que nous nouons dans l’enfance avec les paysages qui nous entourent et sur l’influence qu’ils ont sur nos rapports environnementaux à l’âge adulte.
L'ACTU
Un nouveau rapport confirme l’effondrement de la biodiversité en France. Selon le bilan 2018 de l’Observatoire national de la biodiversité « métropole et outre-mer confondus, près d’une espèce vivante sur trois est en danger de disparition ». Le tout principalement à cause de la consommation de pesticides en agriculture et de l’artificialisation des sols.

Où l'on découvre comment certains animaux pratiquent « l’ajustement temporel ». Les blaireaux, les oiseaux mais aussi certains coyotes et ours bruns d'Alaska se cachent la journée et adoptent un mode de vie nocturne pour éviter nos nuisances. L’auteur de cette étude nous invite à nous interroger sur les meilleures façons de cohabiter avec les animaux non-humains.
 
Damien Deville, agroécologue et anthropologue de la nature, s’interroge sur les meilleures solutions à adopter pour que le jardinage urbain, cette écologie concrète, puisse être bénéfique à des populations en situation de précarité ?
MAIS QU'EST-CE QUE C'EST ?
Un indice s’est glissé dans l’épisode de Bons Plants que vous venez d’écouter.
Comment s’appelle ce légume ?
Un gombo
Un tabou combo
Un coco-fesse
La réponse est sur notre page Facebook et à la fin de ce mail.
L’AGENDA
Le week-end du 7 et 8 juillet
On vous recommande le Troc de plantes, ateliers et green talk au Point Éphémère à Paris (75), l'Atelier participatif au potager du Château de Nanterre (92), le Marché au tilleul et aux plantes aromatiques à Buis-les-Baronnies (26).
Le week-end du 13 et 14 juillet
Le Feu d'artifice d'hortensias à Amilly (45), la Fête des Jardins 2018 au Parc de la Belle Issue à Étables-sur-Mer (22) ou les Journées de la rose 2018 à Doué en Anjou (49).
Participez.
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La réponse correcte au quiz est : Le gombo

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