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Bons Plants
Bonjour à toutes et tous,

Pour ce nouveau numéro de Bons Plants, nous nous rendons dans un square parisien, métamorphosé par un projet social et potager. Comme toujours, le podcast et la newsletter sont réalisés et écrits par Thibaut Schepman, journaliste et jardinier en ville.

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AUX SOURCES DES INÉGALITÉS
Assiette
Depuis quand cohabitent dans les mêmes sociétés certains très riches et d’autres qui n’ont rien, pas même de quoi manger à leur faim ? Un consensus scientifique fait remonter l’augmentation croissante des disparités de richesse à la Révolution néolithique, c’est-à-dire il y a 12 000 ans et durant les 3 000 ans qui suivent les domestications des plantes.

L’historien et archéologue Jean-Paul Demoule résume ainsi les conséquences de cet événement majeur : « Il faut s'imaginer les hommes et les femmes du paléolithique identiques à nous sur le plan tant physique que psychique, parcourant les steppes d'Eurasie ou d'Amérique par petits groupes nomades. Ils chassent déjà avec des chiens, connaissent la poterie, les cultures d'appoint. Peuplant la quasi-totalité des terres émergées là où le climat le permet, ils mènent une existence sans grand changement depuis des millénaires et des millénaires (...). Et voilà que, il y a environ 12 000 ans, de légères oscillations du globe terrestre rendent les températures plus clémentes. De façon indépendante, en différents points du monde, certains de ces petits groupes entament alors une révolution qui, en un laps de temps restreint, va transformer radicalement notre mode de vie. Ils se convertissent à la sédentarité, défrichent et commencent à planter des terres, à élever des animaux, édifient les premiers villages. Et c'est de ce nouveau mode d'existence que vont rapidement découler les premières inégalités, la compétition individuelle, les guerres… »
Ces dernières années de nombreux chercheurs ont travaillé sur ces questions, en parvenant aux mêmes résultats : les sociétés de chasseurs-cueilleurs étaient, et sont, beaucoup moins inégalitaires que les sociétés agricoles connues, et ce serait bien au moment où l’homme a « inventé » l’agriculture et transformé son rapport à la nature que les inégalités sociales sont apparues.
Sans militer pour un retour à cet âge primitif, ces constats nous invitent à beaucoup de réflexions sur les liens entre ce que l’on mange, comment on le produit et comment on le répartit.

L’une de ces études a comparé les sociétés anciennes qui vivaient principalement de tubercules avec celles vivant principalement de céréales. Leur résultat est passionnant. Les sociétés que l’on juge aujourd’hui les plus avancées cultivaient pour la plupart du blé, du riz, de l’orge ou du maïs. Celles que l’on juge les moins avancées récoltaient plutôt des pommes de terre, de l’igname, du taro ou du manioc.
Pourquoi ? Principalement, avancent les chercheurs, parce les modes de récolte impliquent des organisations sociales différentes. Les récoltes de blé se font une seule fois par an, doivent être stockées et gérées, mais aussi protégées contre le vol. Cela engendre la création de classes sociales policières ou guerrières, la levée de taxes et d’impôts...
A l’inverse, la cueillette ou la récolte de tubercules nécessitent moins de travail en amont et permettent des récoltes étalées. Une dernière étude, parue en 2017, indiquait de son côté que c’est l’intensification de l’agriculture par la domestication des animaux, quels qu’ils soient, qui a probablement augmenté les inégalités préexistantes. Ceux qui possédaient des animaux ont pu obtenir des rendement plus importants, stocker des récoltes et louer leurs animaux, et cela a pu faire émerger à terme une classe de paysans sans terre. On vous laisse poursuivre ces réflexions avec Demba.
LE PODCAST
Demba, un potager dans la rue
Né au Sénégal, Demba a vécu en Allemagne puis en France. Il y a quelques années, un accident de la vie l’a mené à la rue, plus précisément sur les bancs d’un square hostile du 11e arrondissement de Paris. Depuis quelques mois, un potager partagé a embelli le square, la vie du quartier et le destin de Demba.
ÉCOUTEZ L’ÉPISODE N°7
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Les Éditions Ulmer
Les Editions Ulmer sont spécialisées dans les domaines de la nature et des jardins. Découvrez la richesse et la beauté de leurs livres qui sont évidemment en évidence sur nos étagères.
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A ECOUTER
Jean-Claude Ameisen
Il y a quelques mois, le biologiste Jean-Claude Ameisen consacrait une série de trois épisodes de son émission Sur les épaules de Darwin aux origines de l’inégalité parmi les hommes. Il y expliquait pourquoi : « La révolution du Néolithique et le développement intensif de l’agriculture et de l’urbanisation semblent bien être l’un des socles sur lequel se sont creusées il y a longtemps les inégalités qui persistent aujourd’hui encore dans la plupart des régions du monde. »
AVANT / APRES
Petits semis devenus grands
Vous vous souvenez des semis d'aubergines de Thibault et de sa micro-ferme ? Ils sont devenus grands ! (Photos prises le 12 mars et le 4 mai).
L'ACTU
Où l’on réfléchit à la notion de « forêts urbaines » et où l’on apprend qu’elles vont devenir essentielles à la ville de demain. 

L’histoire d’une photo de fleur prise par un botaniste en Pennsylvanie puis postée sur Twitter et qui a mobilisé des spécialistes pendant des semaines et finalement transformé leurs connaissances des fleurs sauvages de la région.

Une longue histoire du moineau, de comment il est devenu l’oiseau le plus commun au monde et de comment nous haïssons, si souvent, les autres espèces vivantes.
LE CONSEIL
Faites-le vous-même !
Les Incroyables Comestibles du Québec ont consacré une série de vidéos tutorielles à la meilleure façon de fabriquer un potager surélevé à partir de palettes.
LE FILM
L’incroyable histoire des cépages interdits
Voilà Vitis Prohibita, un documentaire sur les cépages interdits qui s'annonce à la fois beau, instructif et inspirant. Pour y contribuer, c’est par ici.
MAIS QU'EST-CE C'EST ?
Pour une fois, l’indice n’est pas dans l’épisode de Bons Plants.

Mais comme dirait mon grand-père, Maurice : « J’en ai dans mon jardin donc je n'en ai pas dans ma vie. »
Le tracas
Le souci
La fleur de Bleme
La réponse est sur notre page Facebook et en bas de cette newsletter.
L’AGENDA
Du 12 et 13 mai
L'Éco-Fête à La Prairie du Canal, à Bobigny (93), la Foire aux plantes à Gaujacq  (Landes), les Journées de printemps à l'Arboretum de la Sédelle (Creuse).
Du 19 et 20 mai
La Vente de plantes à la Pépinière Chanzy (Paris), la Braderie végétale à La Prairie du Canal à Bobigny (93), les Journées des plantes de printemps de Chantilly (Oise).
Participez.
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La réponse correcte au quiz est : Le souci.

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