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Bons Plants
Bonjour à toutes et tous,
Et bienvenue aux nombreux nouveaux abonnés. Dans ce troisième numéro de Bons Plants, on va vous parler micro fermes, culture maraîchère à Paris, mesclun et semis. Comme toujours, le podcast et la newsletter sont réalisés et écrits par Thibaut Schepman, journaliste et jardinier en ville.

Bons Plants c’est un programme de podcast et une newsletter indépendante, participative et gratuite pour tous les cultivateurs urbains et les amoureux du végétal dans la ville, proposés par les sociétés de production Upian et Binge Audio.

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REVOLUTION MARAÎCHÈRE
Micro-fermes
En France, être agriculteur veut dire devoir faire toujours plus grand. Une ferme d’aujourd’hui est en moyenne deux fois plus étendue qu’une ferme de 1980. Cette course se sent jusque dans le pis des vaches. Les meilleures laitières d’aujourd’hui donnent plus de 12000 litres par an, soit cinq fois plus que la moyenne des vaches après-guerre. Avec des conséquences parfois terribles. La moitié des exploitations agricoles a disparu au cours des vingt dernières années.
En 2013, par un matin froid de février, j’ai rencontré ceux qui tentent d’inverser la tendance. Une quinzaine d’apprentis maraîchers étaient venus dans une ferme bio de l’Essonne apprendre à « S’installer sur une petite surface ».
Ils avaient invité un agriculteur qui commençait alors à se faire un nom au Québec : Jean-Martin Fortier. Celui-ci sortait un livre - Le jardinier-maraîcher (Ecosociété, 2012) - et faisait une petite tournée en France pour raconter son expérience aux allures d’exploit : il disait produire sur à peine un hectare assez de légumes pour nourrir 200 familles et en dégager deux salaires très corrects pour sa femme et lui.
Il nous a raconté avoir trouvé ces solutions justement parce qu’il pensait autrement, petit donc. Petit terrain, petit investissement, petite équipe, circuit court….
Donc pas de tracteur, pas de légumes en rang, pas de travail du sol et des légumes cultivés très serrés qui demandent moins d’arrosage. Quand je lui ai demandé où il avait trouvé l’inspiration pour construire un modèle aussi novateur, il m’a dit qu’il n’avait rien inventé. C’était nous, en revanche, qui avions oublié les leçons d’une formidable aventure agricole née à Paris et en proche banlieue. Selon lui, la plupart de ses méthodes s’inspirent de ce que faisaient les maraîchers parisiens du XIXe siècle.

Grâce au passage de Jean-Martin Fortier en France, mais aussi grâce au mouvement de reconnexion des consommateurs avec leur alimentation et ceux qui la produisent, de très nombreuses personnes tentent aujourd’hui des initiatives similaires. L’INRA (L'Institut national de la recherche agronomique) a depuis analysé la ferme du bec Hellouin en Normandie pour affirmer qu’un modèle économique rentable est possible sur de très petites surfaces. Les ambitieux jardiniers de la ferme de la Bourdaisière imaginent eux que 200 000 micro-fermes essaimeront bientôt dans notre pays, en périphérie des villes.

Un truc de bobo ? Sûrement pas. En 2011, j’avais eu la chance d’interviewer Olivier De Schutter, le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il m’avait détaillé comment selon lui l’agro-écologie peut nourrir le monde, et garantir la sécurité alimentaire. Son explication commençait par une idée simple : en pensant plus petit, on peut éviter aux agriculteurs de s’endetter pour acheter des tracteurs et des intrants. Ils deviennent plus résilients, moins dépendants du pétrole. Quelques années après ces rencontres qui ont changé ma manière de voir le monde et mon assiette, j’ai appris qu’un de mes amis se lance maintenant dans l’aventure micro-ferme. C’est ce que vous allez entendre dans l’épisode 3 de Bons Plants.
LE PODCAST
Thibault a quitté la ville et changé de vie
Thibault était journaliste, souvent sur des terrains de guerre. Il a tout quitté, la ville et son métier, pour s'installer en Normandie et tout recommencer. Avec sa compagne Elsa, ils y ont fondé une famille et une micro-ferme. Ce couple de trentenaires va tenter de cultiver une petite surface maraîchère à la fois de manière biologique et intensive. Nous assistons aux premiers semis de cette nouvelle vie.
ÉCOUTEZ L’ÉPISODE N°3
CETTE NEWSLETTER EST SPONSORISÉE AVEC AMOUR PAR
Les Éditions Ulmer
Les Editions Ulmer sont spécialisées dans les domaines de la nature et des jardins. Découvrez la richesse et la beauté de leurs livres qui sont évidemment en évidence sur nos étagères.
ulmer
www.editions-ulmer.fr
L'ARCHIVE
Retrouver les méthodes des maraîchers parisiens du XIXe siècle
Après avoir écouté Jean-Martin Fortier, je m’étais renseigné sur l’histoire des maraîchers parisiens. J’avais découvert un formidable livre publié en 1844, le Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris. En interrogeant quelques agriculteurs sur petite surface en France et en Amérique du Nord, j’avais appris que ce livre, oublié en France, a influencé bon nombre de pionniers. On le retrouve cité dans la littérature anglo-saxonne, dans les ouvrages de l’explorateur anthropologue et théoricien libertaire Pierre Kropotkine mais aussi au coeur d’un mouvement agricole né aux Etats-Unis dans les années 1960. Il faut relire cet ouvrage. Ne serait-ce que pour cette belle citation : « Semer : C’est confier des graines à la terre. ». On y lit aussi ce constat d’une cruelle lucidité : « A la vue des chemins de fer qui s’établissent de toute part (…), il est facile de prévoir que la culture maraîchère de Paris est à la veille de recevoir des modifications et nous avons cru utile de décrire cette culture telle qu’elle se pratique à Paris en 1844, afin que par la suite on pût mieux juger et apprécier les changements qu’elle pourra subir. »
LA VIDÉO
La salade et la laveuse à linge
Concrètement, comment ça se passe dans une micro-ferme ? Voyez plutôt Jean-Martin Fortier raconter sa culture du mesclun. Ces séquences sont très révélatrices de sa pratique du maraîchage sur petite surface : beaucoup de rigueur et de minutie qui ne l’empêchent pas d’avoir recours à une baignoire et une “laveuse à linge”.  
L'ACTU VUE PAR BONS PLANTS
L’APUR (Atelier parisien d'urbanisme) sort cette cartographie interactive qui va permettre aux Parisiens de voir comment la nature a évolué dans leur quartier depuis 1730.

On a hâte de découvrir ce Mooc d’Agroparistech sur le gaspillage alimentaire et ses solutions.

On a aimé cet article du média américain The Smithsonianmag qui explique la difficile quête de la compréhension et de la conservation des orchidées.
MAIS QU'EST-CE C'EST ?
Nous vous proposons dans chaque newsletter un petit jeu en rapport avec le jardinage et/ou la botanique. Pour y répondre, mieux vaut avoir bien regardé la vidéo.
 Une fourchette géante
 Une grelinette, un outil qui permet d’aérer la terre sans la retourner
 Une verrounette, un outil qui permet de motiver les vers de terre en leur caressant le dos
La réponse est sur notre page Facebook — Photo Girardin - Wikipédia
LE CONSEIL
La méthode des semis en bouteille
La saison des semis se poursuit. Il y a deux semaines, on vous parlait du semis en mini-mottes. Dans le troisième épisode de Bons plants, Thibault vous raconte lui le semis en terrine. Passons à un semis plus rigolo et totalement “DIY”. Vous allez fabriquer une mini-serre à partir d'une bouteille d'eau d'1,5 litre. D'abord, il faut découper la bouteille un peu au-dessus de la moitié. Attention, il ne faut pas la couper complètement, on veut juste pouvoir l’ouvrir. Le bas contiendra la plante et le haut sera le couvercle.
Remplissez aux deux tiers le bas de la bouteille de cailloux ou de billes d'argile et recouvrez-les ensuite d'eau. Recouvrez le tout de terre ou de terreau et tassez légèrement. Posez deux ou trois graines sur la terre et recouvrez-la d'une fine couche de terreau ou de terre équivalent à deux fois l’épaisseur de la graine. Gardez la bouteille fermée, dans un endroit si possible chaud et lumineux. Il faut simplement percer quelques trous dans la bouteille ou dans le bouchon pour permettre à l’air de circuler. Si tout va bien, vous n’ouvrirez votre bouteille que dans 4 semaines, pour récupérer un beau pied prêt à être repiqué.
L’AGENDA
Le week-end du 17 mars
On a repéré la Fête du jardin, de la nature et de la récup' à Saint-Germain (Vienne), le marché aux plantes d’Andel (Côtes-d'Armor) et Mirande en Fleurs (Gers).
Le week-end du 24 mars
Notez le salon des plantes exotiques de l'Ouest Parisien à Cergy (Val d’Oise), la fête des plantes au Château de Cheverny (Loire-et-Cher) et l’événement Primavera au jardin des plantes de Montpellier (Hérault) mais aussi l’Exposition internationale des orchidées à Paris et la Foire aux plantes rares de Saint-Priest (Rhône).
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La réponse correcte au quiz est : Une grelinette

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