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Bons Plants
Bonjour à toutes et tous,

Quand on sait l’observer, la nature nous émerveille et nous étonne partout, même en pleine ville. Dans ce nouveau numéro de Bons Plants, nous vous aidons à ouvrir grands les yeux. Le podcast et la newsletter sont réalisés et écrits par Thibaut Schepman, journaliste et jardinier en ville.

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LE MOT-VALISE
Campagne
« Tu fais quoi le week-end prochain ? - J’irais bien à la campagne », répondent souvent les urbains en quête de verdure. Le mot peut désigner la maison périurbaine d’un ami aux confins du Grand Paris, une belle demeure louée en Normandie ou une bicoque de famille picarde. Ce mot-valise, de plus en plus courant, tend à désigner tous les endroits où l’on peut se faire des shoots de nature, hors les murs, avant un retour à une vie normale...
D’un côté, nos vies urbaines et minérales. De l’autre, de rares week-ends « à la campagne » pour seules parenthèses de nature.  
Il pourrait en être autrement. Car les formes d’expression de la nature en ville sont passionnantes. Les insectes, les plantes et les animaux s’adaptent très rapidement aux environnements souvent extrêmes de nos villes. Saviez-vous par exemple que des espèces nouvelles de moustiques sont apparues dans un grand nombre de métros du monde entier ? Ce sont des écosystèmes fermés et très particuliers, auxquels les moustiques ont réussi à s’adapter en quelques décennies à peine. Le biologiste spécialiste de l’évolution Menno Schilthuizen assure même que les espèces peuvent s’adapter et évoluer à l’échelle des différentes lignes d’un même réseau de métro. La sélection naturelle s’opère presque en direct, sous nos yeux.

A Montpellier, un chercheur a étudié la dispersion d’une herbe sauvage des rues, appelée Crépis. Cette plante produit deux sortes de graines, des grosses qui tombent à ses pieds, et des petites qui ont des petits parachutes pour êtres portées par le vent. En ville, ces petites graines finissent le plus souvent sur du bitume, là où elles ne peuvent germer. Ces plantes ont évolué en quelques années à peine et produisent maintenant beaucoup plus de grosses graines que de petites.
Vous avez forcément déjà vu ces plantes, au pied d’un arbre ou coincées entre un mur et un trottoir. Vous avez forcément vu des moustiques dans le métro. Vous ne les regarderez plus de la même façon désormais.
Un article publié il y a quelques jours sur The conversation citait un essai de l’historien américain de l’environnement William Cronon, appelé « Going Back to the Wrong Nature »  : « William Cronon  dénonce la perception erronée que la société occidentale se fait de la nature. (...) C’est une nature qui commence là où la ville s’arrête, une nature qui nous est étrangère (...) Cette conception de la nature exacerbe la séparation entre l’homme et son environnement. »

A force de célébrer la nature uniquement là où l’homme n’est pas, on en vient même à faire plus de mal que le bien. C’est ce qu’assure le chercheur Nicolas Deguines. Il anime un programme de sciences participatives baptisé Spipoll (Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs), qui permet aux citoyens de s’intéresser, photographier et découvrir de nombreux insectes et fleurs. Dans une interview récente, il citait une étude américaine qui avait montré « un grand décalage entre le fort intérêt des Américains pour la protection des abeilles et leur inaptitude à identifier et différencier les espèces. En particulier l’abeille mellifère (autrement appelée abeille domestique), très médiatisée ». Ce décalage entre la volonté de protection et les connaissances écologiques limitées peut conduire à prendre de mauvaises décisions, assure Deguines : « Par exemple, l’acquisition d’une ruche d’abeilles domestiques ne sauvera pas « les abeilles », mais constitue, au contraire, un accroissement de la compétition pour les ressources (pollen, nectar) entre les espèces de pollinisateurs sauvages, en déclin, et l’abeille. »

« Tu fais quoi le week-end prochain ? - J’observe la nature et les lichens dans ma rue. », répondrez-vous, si ça vous chante, après avoir écouté le nouvel épisode de Bons Plants.
LE PODCAST
Laure et son Jurassic World
Chaque jour, nous passons sans y prêter attention devant les êtres vivants parmi les plus mystérieux et les plus anciens de notre planète. Les lichens des arbres sont un excellent moyen de comprendre et de s’émerveiller devant le fonctionnement de la nature. Ils ont aussi beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes et sur nos environnements urbains. Dans ce 9e épisode, Laure nous ouvre les yeux et nous apprend à regarder les lichens.
ÉCOUTEZ L’ÉPISODE N°9
CETTE NEWSLETTER EST SPONSORISÉE AVEC AMOUR PAR
Les Éditions Ulmer
Les Editions Ulmer sont spécialisées dans les domaines de la nature et des jardins. Découvrez la richesse et la beauté de leurs livres qui sont évidemment en évidence sur nos étagères.
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www.editions-ulmer.fr
LE GIF COOL
Camouflage
Sur son compte Twitter, la biologiste Sofia Martin partage ce gif beaucoup trop cool d’une sauterelle appelée Lichen Katydid qui passe inaperçue dans les lichens. Waouh. Si le sujet vous intéresse, un extrait plus long est disponible par ici.
LA VIDÉO
Time-lapse
Comme l’explique Laure dans cet épisode de Bons Plants, les lichens sont très forts pour absorber et conserver l’eau. Assouvissez donc votre passion nouvelle pour les lichens avec ce time-lapse qui montre comment ils réagissent aux pluies.
EN PHOTO
Le travail de la photographe Stéphanie Buret incarne parfaitement l’idée du retour erroné à une nature fantasmée. Nous sommes de plus en plus nombreux à partir à la recherche de la nature intacte, en montagne. Mais en rendant plus accessible « le paradis blanc », les infrastructures et le tourisme de masse ont aussi détruit des paysages et encouragé des usages de la montagne très peu paisibles et contemplatifs.
A ÉCOUTER
Pour repenser en douceur notre rapport à la nature et au sauvage, nous vous invitons à écouter cette émission de « De cause à effets », diffusée sur France Culture où le biologiste Stéphane Durand, auteur de Ré-ensauvageons la France. Plaidoyer pour une nature sauvage et libre débat avec l’écrivain Patrick Chamoiseau.
L'ACTU VUE PAR BONS PLANTS
On ne parle pas néerlandais, mais on a bien kiffé la traduction de cet article qui explique comment les escargots de nos jardins s’adaptent aux changements climatiques, le tout grâce à des données issues d’un programme de sciences participatives.
 
Le gazon, c’est de la merde. Voilà comment on peut résumer, dans un style Jean-Pierre Coffe, la thèse de cet article anti-pelouse. Mais on y apprend surtout plein de choses sur l’impact de certaines pratiques de jardinage et on en ressort avec l’envie de repenser chaque bout de terrain comme un écosystème complet. Et ça c’est cool.
 
Des vers plats géants tuent les vers indigènes de nos jardins. Depuis dix ans, le biologiste Jean-Lou Justine suit l’arrivée des plathelminthes en France. Il raconte ses découvertes dans Libération.
 
LE CONSEIL
Vive le guano
Le programme de sciences participatives PartiCitaE ne bosse pas que sur le lichen. Ils développent également un projet appelé « Roucoule en terrasse », qui vise à étudier l’utilité du guano de pigeon comme fertilisant pour les agriculteurs urbains. Vous pourrez y participer dans quelques jours, en arrosant deux pots contenant des graines de radis, l’un avec de l’eau seule, l’autre avec de l’eau dans lequel vous aurez dilué du guano de pigeon. Vous serez invités à mesurer et à comparer votre production (jusqu’aux racines des radis !) et à les saisir en ligne. N’hésitez pas à tester et à nous raconter vos expériences.
MAIS QU'EST-CE C'EST ?
De nombreux indices sont cités dans l’épisode de Bons Plants que vous venez d’écouter.
A votre avis, comment s’appelle ce lichen ?
Physcia Stellaris
Xanthoria Parietina
Fluovernia Cliaris
La réponse est sur notre page Facebook et à la fin de ce mail.
L’AGENDA
Le week-end du 9 et 10 juin
La fête des plantes et du jardin 2018 du domaine de Péré à Prissé-la-Charrière (79) et le festival des plantes de montagne 2018 à Saint-Martin-de-Queyrières (05)
Le week-end du 16 et 17 juin
Un Système Son dans la Prairie le 17 juin à La Prairie du Canal  à Bobigny (93) et un atelier jardinage au jardin des Rêves à Arcueil (94)
Participez.
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La réponse correcte au quiz est : Xanthoria Parietina

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